L’hydrogène, vecteur de la transition énergétique?

L’HYDROGÈNE : VECTEUR DE LA TRANSITION ÉNERGETIQUE ?

C’est le titre du Rapport de MM. Laurent KALINOWSKI, député, et Jean-Marc PASTOR, sénateur.

Le travail des Rapporteurs, député et sénateur, s’attachent, « à évaluer le rôle que pourrait jouer l’hydrogène – compte tenu de ses caractéristiques physico-chimiques intrinsèques mais aussi de la maturité des technologies associées – en tant que vecteur d’énergie complémentaire à l’électricité, pour nous aider, d’une part, à accélérer le développement des énergies renouvelables et, d’autre part, à nous affranchir à terme des énergies fossiles.

Élément le plus léger et le plus petit de la nature, l’hydrogène est aussi le plus énergétique par unité de poids. S’il est également le plus répandu dans l’univers, dont il constitue les trois quarts de la masse, sur notre planète il se trouve presque toujours combiné à d’autres atomes, principalement l’oxygène et le carbone. Obtenir, à partir de ces composés, l’hydrogène sous sa forme la plus utile aux applications énergétiques, le dihydrogène (H2, lui-même communément appelé hydrogène), nécessite un apport d’énergie. Contrairement aux énergies fossiles, présentes à l’état naturel dans le sous-sol, l’hydrogène n’est donc pas considéré comme une source d’énergie mais comme un vecteur d’énergie synthétique qui permet de stocker ou de transporter l’énergie issue d’autres processus.

Aujourd’hui, la production et la consommation d’hydrogène s’établissent à moins d’un million de tonnes en France, contre près de cinquante millions dans le monde. Mais l’essentiel de cette production est destinée, premièrement à l’industrie chimique pour la synthèse de l’ammoniac à partir de l’azote de l’air, laquelle consomme la moitié de l’hydrogène disponible, ou encore celle du méthanol et de l’eau oxygénée, deuxièmement à la pétrochimie, pour l’élaboration des carburants conventionnels, mais aussi des plastiques, détergents et peintures, enfin, de façon plus limitée, à l’électronique, la métallurgie, la pharmacologie et le secteur alimentaire.

L’utilisation directe de l’hydrogène à des fins énergétiques nécessite d’être à même de le produire, de le stocker et de le transporter en quantité suffisante. Compte tenu de ses applications dans l’industrie, de nombreuses solutions ont été développées pour répondre à ces différents impératifs. Toutefois, les applications énergétiques présentent des exigences spécifiques, en termes d’approvisionnement et de distribution, comme en termes de prix et de neutralité climatique, auxquelles les technologies traditionnellement mises en oeuvre ne répondent pas forcément.« 

Dans la première partie du Rapport, c’est toute la chaîne, de la production de l’hydrogène jusqu’à son utilisation, qui est considérée afin d’évaluer dans une seconde partie, sa viabilité dans la perspective de ses nouveaux usages énergétiques vers une filière hydrogène énergie dans la perspective de la transition énergétique.

Nous y reviendrons dans un tout prochain billet sur ce blog pour comprendre quels sont les verrous réglementaires qui font obstacle au développement de cette filière.

rapport-hydrogene

 

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